Communiqué CGT Educ’action 13 sur les interpellations lors de la manifestation du 1er Mai
Et communiqué de l’UD-CGT 13 sur les provocations et violences policières
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Communiqué de la CGT-Educ’action 13
Dimanche 1er mai, aux abords du point de rassemblement de la manifestation unitaire de Marseille, des contrôles d’identité systématiques assortis de fouilles ont été pratiqués sur les personnes se rendant sur le lieu de la manifestation, et ce, en dehors de tout incident ou acte de violence ayant pu les justifier. Ces contrôles se sont soldés par la mise en garde à vue de cinq personnes dont deux militants actifs des organisations syndicales SUD éducation et CNT. Trois des interpelés ont été finalement présentés, ce matin lundi 2 mai, après 24 heures de garde à vue, au procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Marseille.
Compte-tenu de la faiblesse des éléments matériels pouvant être portés à leur charge le procureur a renoncé à les présenter au juge pour une comparution immédiate et les a remis en liberté ce matin. Ils comparaitront devant le juge lors d’une audience ultérieure, normalement en juin, sur la base de chefs d’accusations pour le moins fantasques (détention de galets, de boules de pétanques offertes le matin même, d’une bombe de peinture…)
La CGT Educ’action 13 dénonce avec la plus grande vigueur les pratiques utilisées par les forces de l’ordre et l’interpellation de camarades syndicalistes se rendant pacifiquement au défilé unitaire du 1er mai. Le climat de tension permanente et les provocations régulières des forces de police en direction des manifestants depuis le début de la mobilisation contre la loi El Khomri sont inadmissibles. Ils ont vocation à affaiblir la contestation, à décrédibiliser le mouvement par des moyens inqualifiables dans un Etat démocratique, et à favoriser la répression syndicale.
Ces pratiques sont d’autant plus inquiétantes qu’elles sont employées le jour symbolique du 1er mai dans le contexte d’une manifestation totalement pacifique.
Nous réaffirmons notre total soutien et notre solidarité envers nos camarades interpellés.
Stop aux provocations et violences policières
L’UD-CGT 13 exige la justice sociale !
Communiqué de l’Union Départementale CGT 13
La France est-elle encore une République où chaque citoyen peut exercer pleinement ses droits d’expression ? C’est la question légitime que l’on est en droit de se poser après les nombreux incidents survenus depuis des semaines.
Les pouvoirs publics doivent être les garants de l’état de droit et, avant tout, assurer la protection de chacun, qu’il exerce son droit à manifester ou à s’organiser.
La vague de répression que subissent les militants syndicaux depuis des années prend de l’ampleur et a franchi une nouvelle étape. Après la violence des choix patronaux (licenciements, chantage à l’emploi, etc…) et l’utilisation de l’appareil judiciaire pour faire taire toute contestation, nos gouvernants n’ont pas trouvé d’autres solutions que l’agression des manifestants par les forces de l’ordre.
Les inégalités sociales se creusent et suscitent l’exaspération de toute la population. C’est par la réponse aux besoins de justice sociale que se trouve la solution et non par le mépris, la répression et la violence.
La CGT condamne les violences et provocations policières qui ont eu lieu dans et en marge des manifestations du jeudi 28 avril et du 1er Mai. Elle condamne les arrestations sommaires et gardes à vue dont sont victimes de nombreux manifestants et dirigeants syndicaux. Elle condamne avec fermeté les arrestations, les mises en garde à vue, comme les fouilles et arrestations en amont et pendant la manifestation et les méthodes utilisées ce 1er Mai à Marseille.
La CGT exprime toute sa solidarité avec les victimes de ces violences et exige l’abandon de toutes les poursuites. La CGT appelle tous les salariés à venir exercer leurs droits constitutionnels dans les actions de grève et de manifestation.
Il s’agit, dès à présent, de continuer à tout mettre en œuvre pour préparer, avec la jeunesse, les actifs et les retraités, dans l’unité la plus large, l’amplification de l’action gréviste et sa reconduction.
Nous ne sommes pas dupes de la stratégie de la tension que met en œuvre le gouvernement en difficulté politique. Cette stratégie n’a qu’un but : faire peur pour nous empêcher de manifester et, à terme, nous interdire ce droit pour mieux imposer les reculs sociaux.
Nous ne laisserons personne nous empêcher de manifester et d’agir pour le retrait total et définitif du projet de loi « travail ».
L’Union Départementale CGT 13 prendra toutes les dispositions nécessaires pour que les salariés, les privés d’emploi, les jeunes, les retraités, puissent continuer à revendiquer librement, en toute sécurité, au cours des manifestations à venir.

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